5.12.16

Traduction française du Compendium de doctrine sociale incompréhensible

À propos de la destination universelle des biens on lit dans le Compendium de doctrine sociale:

« 175 La destination universelle des biens comporte un effort commun visant à obtenir pour chaque personne et pour tous les peuples les conditions nécessaires au développement intégral, de sorte que tous puissent contribuer à la promotion d'un monde plus humain, « où chacun puisse donner et recevoir, et où le progrès des uns ne sera pas un obstacle au développement des autres, ni un prétexte à leur asservissement ». Ce principe correspond à l'appel adressé incessamment par l'Évangile aux personnes et aux sociétés de tous les temps, toujours exposées aux tentations de la soif de possession, auxquelles le Seigneur a voulu se soumettre (cf. Mc 1, 12-13; Mt 4, 1- 11; Lc 4, 1-13) afin de nous enseigner le chemin pour les surmonter avec sa grâce. »

La deuxième phrase est incompréhensible.

Vue partielle de la chapelle de la citadelle de Sisteron après le bombardement gaullo-rooseveltien du 15 août 1944 (photographie de la photographie)


Il semble que "incessamment" soit employé au sens de "sans cesse", "sans arrêt". "Incessamment" signifie "sans délai", "sous peu" (définition du Larousse). L'emploi de ce mot est un faux-sens.

De plus il n'est pas possible de savoir à quoi « le Seigneur a voulu se soumettre ». On peut comprendre que le Seigneur a voulu se soumettre aux personnes et aux sociétés.

J'ai consulté les textes évangéliques référencés. Ils relatent la soumission du Seigneur aux tentations diaboliques de possession du monde.

En conséquence, je propose la retraduction de ce passage :

« Ce principe correspond à l'appel adressé sans cesse par l'Évangile aux personnes et aux sociétés de tous les temps, toujours exposées aux tentations de la soif de possession. Ces tentations de possession le Seigneur a voulu s'y soumettre (cf. Mc 1, 12-13; Mt 4, 1- 11; Lc 4, 1-13) afin de nous enseigner le chemin pour les surmonter avec sa grâce. »

Pendant des minutes je me suis cassé la tête sur cette phrase. Quelle perte de temps, de devoir ainsi retraduire un texte ! Quelle suspicion cette mauvaise traduction ne jette-t-elle pas sur l'ensemble du texte français !

À l'époque en 2010, j'avais proposé une retraduction partielle d'une encyclique de Benoît XVI Deus caritas est dont la traduction française était et est encore en grande partie incompréhensible.


4.12.16

Le but de madame Belkacem




Selon la Constitution dans son préambule

« Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine »
Cette phrase bafoue la présomption d'innocence. La présomption d'innocence s'étend à toute la race humaine sans aucune distinction.

Cette condamnation n'est pas cohérente avec l'égalité devant la loi (les "régimes qui ont tenté d'asservir et dégrader la personne humaine" n'auraient certainement pas été d'accord pour admettre que leur but était d'asservir et dégrader la personne humaine, rien que ça !). L'inégalité civile perpétuelle s'est installée au niveau institutionnel. La loi n'est plus la même pour tous, elle condamne des catégories politiques dans les termes les plus violents. Ces catégories ne jouissent plus, constitutionnellement, du droit à la réputation, ni même à la vie.

C'est pourquoi la ministre Belkacem demande à une partie du peuple français d'en massacrer une autre:

« Sortez de la paille
Les fusils, la mitraille,
Les grenades.
Ohé, les tueurs
À la balle ou au couteau,
Tuez vite !
Ohé, saboteur,
Attention à ton fardeau
: dynamite... »

C'est de la provocation au terrorisme encouragé par le préambule de la constitution.

Ce n'est pas la guerre qu'elle déclare, car la guerre se fait par des soldats qui n'ont pas pour but de tuer, mais de défendre leurs causes éventuellement au prix de leurs vies. C'est ce qui fait leurs gloires.

Avoir pour but de tuer n'est pas conforme à l'honneur, ni à la gloire. C'est conforme au terrorisme.

La "loi" sur l'entrave numérique à l'avortement viole la laïicté




Selon la saine laïcité l'État n'a pas de fonction d'enseignement. Il doit seulement observer et faire observer les conclusions de la raison universelle de l'homme parmi lesquelles la liberté d'enseignement et d'opinion s'insérant dans l'ordre public des droits de l'homme.




Article 30 de la Déclaration universelle des droits de l'homme:


« Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés. »

Le gouvernement français a l'impudence de publier sur un de ses sites officiels ce texte qui condamne son texte et condamne tous ceux qui ont participé à ce crime législatif.

Publier: la force inégalitaire de la loi de 1905

N'ayant aucune estime pour les magistrats administratif qui m'ont spolié eux aussi ainsi que les corrompus services fiscaux, je ne m'étonne pas qu'ils aient appliqué la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l'État.

Cette "loi" dispose dans son article 28 :

« Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. »



Cette "loi" bafoue la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui déclare elle que "[la loi] doit être la même pour tous." (article 6 première phrase).

Car si la loi doit être la même pour tous, on ne voit pas pourquoi les municipalités athées ou agnostiques seraient autorisées à ériger des monuments exprimant leur athéisme, mais que les municipalités croyantes ne seraient pas autorisées à ériger des monuments à connotations religieuses.

La magistrature administrative en appliquant la pseudo-loi de spoliation et de servitude du 9 décembre 1905 a bafoué les trois termes de la devise française:

Liberté, égalité, fraternité.


2.12.16

2 décembre 1903 lettre de saint Pie X à Émile Loubet

Sur le Salon beige on lit que le 2 décembre 1903 saint Pie X adressa une lettre au président de la République française, Émile Loubet. Selon le Salon beige, Émile Loubet ne répondit rien à la lettre de saint Pie X.

Hé bien non ! J'ai découvert sur le net la réponse de Loubet.

Voici donc les deux textes (lettre de saint Pie X du 2 décembre 1903 et réponse du 27 février 1904 de Loubet) trouvées sur ce site.



Lettre de Sa Sainteté Pie X a M. Loubet,
President de la République française.
2 décembre 1903. 

Depuis le jour ou la divine Providence a voulu nous élever au Souverain Pontifical, la situation douloureuse faite
a I'Église catholique en France n'a point cessé de Nous
préoccuper vivement. Nous voyons avec amertume que cette situation tend a s'aggraver chaque jour davantage; et c'est pourquoi Nous considérons comme un devoir impérieux de Notre ministère apostolique d'appeler sur ce point 1'attention du premier Magistrat de la République.
Notre Prédécesseur Léon XIII de sainte et glorieuse mémoire, dans sa sollicitude et sa bienveillance particulière
pour la noble Nation française, tacha autant qu'il lui fut
possible de conjurer la loi centre les Congrégations religieuses, en démontrant combien elle était contraire aux
règles de 1'équité et de la justice, et en signalant les conséquences funestes qu'elle produirait non moins pour I'Eglise que pour la France. Malheureusement, ni la parole si autorisée de 1'Auguste Pontife, ni rsidence des considérations qu'il faisait valoir ne purent rien; bien plus, le Gouvernement lui-même aggrava encore la loi dans 1'application qu'il en fit: il alla jusqu'a refuser d'examiner, nonobstant le vœux de la grande majorité des Conseils municipaux, les demandes d'autorisation que les Congrégations religieuses avaient présentées aux pouvoirs publics, en se conformant a toutes les dispositions de la loi. C'est ainsi que durant ces derniers mois, Nous avons dû assister avec une profonde douleur aux événements qui se déroulèrent en France, le pays classique de la liberté et de la générosité, et qui, dans toutes les nations, produisirent sur 1'opinion publique une impression de surprise et de tristesse. Des milliers de religieux et de religieuses, qui avaient hautement mérité de I'Église et de la France, qui ne sont coupables que de s'être dévoués a leur propre sanctification et au service de leur prochain en pratiquant les conseils évangéliques, ont été chassés de leurs pacifiques demeures, et réduits souvent a la plus dure misère; et puisque leur propre patrie leur enlevait le droit, que les lois garantissent a tous les citoyens, de se choisir le genre de vie a leur convenance, ils se sont vu contraints à chercher un asile et la liberté en des terres étrangères. 
Qu'on ajoute a cela les attaques répétées contre I'Église catholique et le Saint-Siège lui-même, malgré son attitude constamment et particulièrement pacifique et bienveillante a l'égard de la France et du Gouvernement de la République, les nombreuses suppressions de traitements, dus pourtant en justice aux évêques et aux curés, la vacance prolongée des sièges épiscopaux, et personne ne pourra contester que la situation présente de I'Eglise en France ne soit exceptionnellement triste et douloureuse.
Comme si ce n'était pas suffisant, on prépare maintenant contre I'Église d'autres mesures, tendant a priver du droit d'enseignement, à ses trois degrés, supérieur, secondaire et primaire, tout membre d'une Congrégation religieuse même autorisée. La singulière gravité d'une telle mesure n'échappe certainement pas, Monsieur le President, a votre profonde pénétration. En fait, la législation française reconnait expressément a tout citoyen le droit d'enseigner, sauf quelques dispositions pour s'assurer de la compétence des maitres et empêcher les abus possibles. Ceci posé, nous laissons a tout homme éclairé et impartial le soin de juger, si d'enlever un droit commun, sanctionné par les lois, a toute une classe de citoyens, soumis a toutes les charges, uniquement parce qu'ils sont religieux, ce n'est pas en même temps une offense a la religion, une injustice au détriment de ces citoyens, et une violation de ces principes de liberté et d'égalité qui sont a la base des constitutions modernes. Une exception pareille ne pourrait se justifier que s'il y avait une incompatibilité intrinsèque entre les vœux religieux et le ministère de 1'enseignement, ou si l'on avait constater des abus graves chez les religieux et religieuses voués a 1'enseignement. Mais sans apporter beaucoup d'autres considérations, contre ces griefs et en faveur des congréganistes, on peut invoquer, et 1'autorisation elle-même qui a été donnée par les Gouvernements successifs de la France, et
la volonté des pères de famille qui en très grand nombre
confient aux Instituts religieux 1'éducation de leurs enfants. 

Le vote du projet de loi qui vient d'être présenté a la
Chambre des Députés entrainerait du même coup, avec la
liquidation de leurs biens, la suppression des Congrégations religieuses qui n'ont d'autre but que 1'enseignement et 1'éducation de la jeunesse, et qui ont été autorisées pour ce seul objet. De cette façon, on aurait à peu près consommé en France la destruction de ces Instituts religieux qui, par la saine éducation de la jeunesse, fondement de toute société humaine, furent toujours un élément de patriotisme, de civilisation et de progrès. Et puisque c'est sur eux que reposaient principalement le prestige et 1'influence morale de la France a 1'extérieur, spécialement en Orient, la France viendrait a manquer de plus en plus des moyens nécessaires pour remplir dans le monde cette mission civilisatrice qui lui a été assignée par la Providence et pour laquelle elle a constamment obtenu 1'appui des Pontifes Romains. Le Saint-Siège, tenu par 1'ordre de Dieu même a pourvoir à la diffusion de 1'Evangile, se trouverait dans la nécessité de ne point s'opposer a ce que les vides produits dans les rangs des missionnaires français soient combles par des missionnaires d'autres nationalités. 
En voyant. cette longue série de mesures toujours plus
hostiles a I'Église, il semblerait, Monsieur le President,
qu'on veuille, comme certains le croient, préparer insensiblement le terrain pour en arriver non seulement a séparer complètement 1'État d'avec I'Église, mais, si c'est possible, a enlever a la France cette empreinte du christianisme qui a fait sa gloire dans les siècles passés. Vous ne pouvez Nous persuader que les hommes d'Etat qui gouvernent actuellement les destinées de la France nourrissent de tels projets, qui entraineraient fatalement a 1'intérieur la plus grave perturbation religieuse et a 1'extérieur une diminution du prestige et de 1'influence morale de la France.
Pour Nous, si par malheur de telles éventualités devaient
se produire, certes Notre cœur, qui aime tendrement la Fille
amitié 1'Eglise, en éprouverait une profonde douleur: mais,
en même temps, Nous devons 1'ajouter en toute franchise,
Ic Saint-Siège, pousser ;V ITS rxtivmiti's, [passage incompréhensible du à l'OCR] plein de confiance dans la vitalité de 1'Eglise en France, ne manquerait a rtuctin des devoirs que lui imposeraient et sa mission divine et la nature des circonstances, laissant à d'autres la responsabilité des conséquences qui pourraient en dériver.
Nous avons voulu, au début de Notre Pontificat, Monsieur
le Président, vous ouvrir Notre cœur; Nous avons la confiance que vous-même, avec la noblesse de caractère, I'élévation de sentiments, le vif désir de pacification religieuse dont Nous vous savons sincèrement animé, vous voudrez faire valoir toute 1'influence qui vous vient de votre haute situation pour éloigner de 1'Église de nouveaux préjudices et épargner a la France de nouvelles agitations religieuses.
Dans le ferme espoir que Nos désirs seront réalises, grâce
a votre intervention, Nous vous donnons de tout coeur a
Vous, Monsieur le President, et a votre famille, la bénédiction apostolique. 


DOCUMENT XIII. 

M. Loubet. Président de la République française,
a Sa Sainteté Pie X.
Paris, le 27 février 1904. 

Très Saint-Père, 
Son Excellence Monseigneur le Nonce Apostolique m'a
remis la lettre personnelle que Votre Sainteté m'a fait 1'honneur de m'écrire pour me signaler avec quelle appréhension Elle voit les pouvoirs publics saisis de projets relatifs aux Congrégations, à la liberté de 1'enseignement et aux pénalités applicables au clergé.
Votre Sainteté pense que les projets dont Elle examine
les conséquences, s'ils étaient votés, semblent indiquer qu'ils tendent a réaliser la séparation complète de 1'Eglise et de 1'Etat. Elle croit qu'il s'ensuivrait une très grave perturbation religieuse a 1'intérieur et une diminution de 1'influence morale et du prestige de la France a 1'étranger.
J'ai déjà eu I'honneur de répondre a Sa Sainteté Leon Xlll,
il y a quelques années, que personne plus que moi ne désirait le maintien de la paix religieuse et la loyale exécution du Concordat qui régit les rapports de 1'Église et de 1'État ; j'ajoutais que je reconnaissais les efforts faits par
Sa Sainteté pour assurer la soumission du clergé de France
aux lois du pays.
J'ai le très grand regret de constater qu'un certain nombre de membres du clergé et de congrégations, malgré les
instructions pontificales, au lieu de se renfermer dans leur
mission, se sont lancés dans les luttes politiques et ne craignent pas, même a 1'heure présente, de critiquer avec passion et violence le Gouvernement républicain et les lois du pays.
Quelle que soit 1'opinion personnelle du Président de la
République sur ces questions, Votre Sainteté ne peut, en
faisant appel a lui, perdre de vue le rôle qui lui est assigné
par la Constitution Française.
Le Président doit se renfermer dans son irresponsabilité
constitutionnelle en ce qui concerne les mesures gouverne-
mentales, et s'abstenir de tout acte personnel. II ne peut
qu'offrir ses conseils aux ministres, et j'ai conscience de ne
pas avoir manqué a ce devoir. Quant aux lois et résolutions
parlementaires, le Président n'y intervient que par les ministres, qui sont eux-mêmes obligés de compter avec les
majorités des deux Chambres.
C'est avec la plus grande tristesse que j'ai vu récemment
des archevêques et des évêques s'adresser par des lettres
rendues publiques au Président, pour protester contre certains projets de loi, alors qu'ils ne peuvent ignorer quelle
est la loi constitutionnelle du pays. Ils se sont trompés s'ils
ont pensé faire peser sur lui la responsabilité de ces projets
et de ces mesures, et ils ont, en agissant ainsi, fourni 1'occasion a ceux qui ont présente ou soutiennent ces projets, de donner a la lutte un caractère plus irritant.
Malgré tout, j'ai 1'espoir que les passions se calmeront et
que la paix se fera dans les esprits, surtout si le clergé
suit les sages instructions de Votre Sainteté.
Je remercie Votre Sainteté du témoignage d'estime et de
confiance dont Elle m'a honore en m'adressant sa lettre personnelle. Je La remercie aussi de la bénédiction apostolique qu'elle a daigne, a cette occasion, donner a ma famille et a moi, et je La prie d'agréer 1'humble expression de ma haute vénération et de mon profond respect. 

EMILE LOUBET
Président de la République. 
Bien sûr la réponse de Loubet est parfaitement hypocrite. Les lois constitutionnelles de 1975 n'interdisaient pas aux évêques de donner leurs avis. Les mesures qui avaient été mises en œuvre et celles qui se préparaient n'étaient pas des sanctions pénales et ne pouvaient l'être. En revanche elles constituaient des violations de la liberté religieuse, de la liberté individuelle ainsi que de la liberté d'enseignement. Loubet n'avait aucune excuse à la violation massive ni des droits de l'homme ni à celle de la liberté culturelle.

On remarquera enfin, l'argument de Loubet au sujet des lois de la République. Il prétend qu'il est interdit de les critiquer, comme si la doctrine qui inspire ces lois était infaillible. Ce qui est contraire à la laïcité de l'État. L'État n'a pas de doctrine à enseigner, il doit seulement mettre en application la raison universelle de l'homme et une de ses conclusions immédiates: la liberté doctrinale.

1.12.16

La liberté d'expression dans l'ordre public selon madame d'Ornellas




Perversité des socialistes et des gaullistes...

Car la liberté d'insulter ou se moquer des croyances des autres n'existe pas en vertu de la liberté religieuse.

En revanche la liberté d'expression au sujet de l'avortement pour le condamner et dissuader de le perpétrer existe bel et bien. Car l'avortement est un homicide.

« Article 30

Aucune disposition de la présente Déclaration [universelle des droits de l'homme] ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés. »

Hitler le Grand Satan au cœur de la "loi" Coutelle ?

http://www.infocatho.fr/le-1er-decembre-la-liberte-dexpression-sera-t-elle-supprimee-en-france/

Je ne signerai pas la pétition contre la "loi" réprimant le "délit" d'entrave numérique à l'avortement parce que ses auteurs font référence à Adolph Hitler.

Les auteurs de la pétition croient très malin d'invoquer Hitler, le grand Satan, pour comparer nos socialo-gaullistes à l'horreur indépassable.

Reliquaire du corps de saint Thomas d'Aquin (église des Jacobins, Toulouse)


Mais en réalité, cette "loi" répressive promue par dame Coutelle est prise en s'inspirant des dispositions législatives anti-hitlériennes (Déclaration du palais Saint-James, préambule de la constitution etc.), c'est pourquoi les auteurs de la "loi" Coutelle se moquent complètement, voire sont très heureux de voir que leurs adversaires, communient avec eux dans la détestation d'Adolph Hitler.

Les auteurs de la pétition participent en invoquant Adolph Hitler au renforcement de leurs adversaires...

C'est un peu comme ceux qui ont manifesté contre le "mariage" homosexuel et que les organisatrices de ces manifestations appellent aujourd'hui à voter pour un partisan dudit "mariage"...

Je n'ai pas confiance dans messieurs de Thieulloy, Daoudal, Arnaud, Antony, dans mesdames Frigide Barjot, de la Rochère et tutti quanti.

Punir, punir, punir dit madame Coutelle

Voici une partie de l'élément "légal" du nouveau délit inventé par la sinistre clique de vieillards séniles qui nous gouvernent:

« y compris en diffusant ou en transmettant par voie électronique ou en ligne, des allégations, indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse ».

Noter que si vous mentez dans le but d'encourager les femmes à avorter, vous êtes absout ou plutôt il n'y a pas de délit.



Comme le fait observer monsieur Reynouard, ce ne sont plus des invitations, des objurgations qui sont inculpées par ces "lois" post 1941, ce sont simplement des "indications", vraies peut-être, mais de nature à induire en erreur. Ce sont des lois de presse inspirées de la législation de... Mussolini... L'allégation peut être vraie, mais si elle est de "nature à", la magistrature corrompue pourra vous envoyer en prison ou vous spolier en toute "légalité".

Ainsi, si l'avortement est un "droit" (absurdité), si je dis "attention madame, avorter va vous abîmer l'âme", même si c'est vrai, comme c'est de "nature à" dissuader de l'avortement parce que certaines vont peut-être, de cette affirmation vraie, conclure faussement que l'acte d'avortement conduit toutes les femmes nécessairement au suicide (par exemple)... hop... en prison.

En revanche si je dis mensongèrement que l'avortement est un acte banal qui ne tue aucune femme, jamais, même pas les fœtus féminins, s'il est pratiqué en établissement hospitalier. Pas de problème...

Cet amendement « précise l’intention des auteurs de la présente proposition de loi », se justifie Catherine Coutelle. « Il ne s’agit pas de sanctionner un quelconque délit d’opinion sur Internet, ni de prévoir un contrôle de l’objectivité de l’information mais de donner sa pleine effectivité à un délit existant. »

On constate aussi par cette nouvelle "loi" que le droit pénal prend une place démesurée. C'est aussi la conséquence de la déclaration du Palais Saint-James du 12 juin 1941. Le but de la société est de punir. Conception perverse et sadique de la société.

Madame Coutelle affiche une conception sacrée du droit pénal. Elle n'a rien inventé, il s'agit d'une tendance générale initiée par la Déclaration du palais Saint-James et partie intégrante de l'ordre gaullo-socialo-communiste. Le but de la "loi" nouvelle est de plus punir et c'est punir qui est bien. Sans se poser la question des valeurs fondamentales du bien commun.

Punir ! punir ! punir ! jouissons sans entrave, punir ! punir ! punir !

Monsieur Reynouard et la sénilité des institutions

On sait que la sénilité est une anomalie du vieillissement. La personne sénile radote. Elle répète indéfiniment le même discours simple. L'esprit devient rigide. Il ne s'adapte plus aux événements auxquels il devient peu à peu indifférent.

L'ordre institutionnel de 1941-1945 est un ordre sénile en ce sens qu'il reste fixé sur une période de l'histoire qui a duré 12 ans, dont six ans de guerre.

Le bien commun d'une part et ce qui le compose en partie d'autre part: l'ordre juridique positif, s'adaptent aux événements aux nouvelles données de l'histoire. Le bien commun est évolutif. L'ordre juridique positif est évolutif.

La loi est révisable, toujours révisable dans le cadre de l'ordre public universel et immuable (vérité, justice), la loi change et doit changer pour s'adapter. Certes, il est souhaitable que la loi reste stable, mais d'un autre côté, elle doit s'adapter aux événements et doit changer en cas de nécessité et en fonction des données historiques.



Les décisions judiciaires sont révisables. Des éléments nouveaux peuvent apparaître. C'est comme cela que le roi de France Charles VII réhabilita sainte Jeanne d'Arc...

Dans le système de la loi Gayssot, fruit de celui de la Déclaration du palais Saint-James (12 juin 1941) et de la Charte des Nations unies, des vieillards séniles ont décidé que rien ne doit changer sur leur jugement porté il y a plus de 75 ans. Jusqu'à la fin du monde, il faudra répéter "Adolph Hitler, salaud ! Adolph Hitler, salaud ! Adolph Hitler, salaud ! Adolph Hitler, salaud ! Chambres à gaz ! Chambres à gaz ! Chambres à gaz ! Chambres à gaz ! Bragaz ! Bragaz ! Bragaz ! Bragaz !  » comme un gâteux. Ces vieillards séniles et despotiques ne tolèrent aucune évolution, aucun développement de la pensée. C'est le fixisme depuis 1941 confié depuis le 13 juillet 1990 aux magistrats corrompus.

Ces vieillards séniles, haineux et despotiques ont à leur service de jeunes juges déjà séniles eux aussi.

30.11.16

Le pape François invite à trouver le sens transcendant de la formule : Liberté, égalité, fraternité

Voici un large extrait du discours du Saint-Père du 30 novembre (qui semble être du 30 novembre) à l'attention des Français et particulièrement des hommes politiques (discours aux hommes politiques français de la région Rhône-Alpes):

« Dans un contexte international marqué par des frustrations et des peurs, intensifiées par les attentats et la violence aveugle qui ont si profondément meurtri votre pays, il est d’autant plus important de rechercher et de développer le sens du bien commun et de l’intérêt général. Aussi, je voudrais, avec les évêques de France, souligner la nécessité « dans un monde qui change, [de] retrouver le sens du politique ». Les Évêques vient de rédiger ce document et je me souviens de celui d’il y a vingt ans, « Réhabiliter la politique », qui a fait tant de bien. Et à présent celui-ci, qui, lui aussi, sera très utile. Indéniablement, la société française est riche de potentialités, de diversités qui sont appelées à devenir des chances, à la condition que les valeurs républicaines de liberté, égalité, fraternité ne soient pas seulement brandies de manière incantatoire, mais soient approfondies et comprises en référence à leur vrai fondement, qui est transcendant. C’est tout l’enjeu d’un véritable débat sur des valeurs et des orientations reconnues communes à tous. A ce débat, les chrétiens sont appelés à participer avec les croyants de toutes les religions et tous les hommes de bonne volonté, y compris non croyants, en vue de favoriser l’avènement d’un monde meilleur.
Dans ce sens, que la recherche du bien commun qui vous anime vous conduise à écouter plus particulièrement toutes les personnes en situation de précarité, sans oublier les migrants qui ont fui leurs pays à cause de la guerre, de la misère, de la violence. Ainsi, dans l’exercice de vos responsabilités, vous pourrez contribuer à l’édification d’une société plus juste et plus humaine, d’une société accueillante et fraternelle. »

Essaim d'abeilles sur un petit tronc d'arbre, été 2016


Les passages soulignés l'ont été par moi.

Le bien commun suppose qu'il soit à tous et à chacun sinon il n'est pas commun.

Sans la transcendance, le monde n'est pas compréhensible.

Le pape combat le laïcisme à mots couverts lorsqu'il exige que tout le monde, et pas seulement les laïcistes ou selon les conditions qu'ils posent aux autres, puisse se tenir un discours politique.

Évidemment le nouveau projet de "loi" pénale qui veut interdire à une partie de donner son avis sur l'avortement bafoue la justice et la liberté. Il bafoue aussi l'égalité, l'opinion du gouvernement n'ayant rien de sacré, d'obligatoire, et la fraternité en étendant encore l'emprise du droit pénal sur la société.

Notre pape adore parler par énigmes, donner un avis sans en avoir l'air...