4.2.12

Le général Palomelos se met à table

Interrogé à propos d'un autre sujet (la valeur de l'avion français "Le Rafale"), le général Palomélos, qui doit être un général de l'armée de l'air, fait de drôles de déclarations en répondant à France-Soir au sujet de l'intervention française en Libye :


F.-S. Pouvez-vous détailler ces missions ?
Gal J.-P. P. Il fallait à la fois imposer une interdiction de survol de la Libye, intervenir au sol contre les forces de Kadhafi qui se trouvaient aux portes de Benghazi et obtenir des renseignements sur le dispositif militaire ennemi.



Rappelons que l'intervention française en Libye était une intervention sous mandat de l'Organisation des nations unies (ONU). La mission était juridiquement précise.  S'agissant d'user de la force elle devait être entendue strictement. La mission concernait les affaires intérieures de la Libye. Il ne pouvait y avoir d' «ennemi », c'était une intervention humanitaire.Le mandat de l'ONU n'autorisait que l'interdiction de survol du territoire libyen. Or on apprend de la bouche d'un haut responsable que l'aviation française est intervenue illégalement en prenant partie dans des affaires intérieures d'un autre État membre.

A l'époque j'avais posté plusieurs fois sur les crimes de la France en Libye. Ce qui est remarquable aujourd'hui, c'est le cynisme. La France, pas plus que la communauté internationale ne respectent le droit. Car je n'ai pas entendu dire que ces interventions illégales allaient faire l'objet d'un procès pénal en vue d'infliger des sanctions aux responsables.

Aucun commentaire: