11.7.12

Portée des misérables déclarations de l'abbé de la Morandais

La vidéo (vue sur Nouvelles de France) où, le 3 juillet 2012, l'abbé de la Morandais déclare être opposé au "mariage homosexuel", officiellement en tant que catholique, mais favorable à titre personnel n'a pas beaucoup d'intérêt quant à ce que l'on peut penser du personnage. Le ridicule de ses déclarations le disqualifie suffisamment, sans que l'on ait besoin de gloser.

En revanche, en ma qualité de citoyen catholique, je ne peux que faire observer aux hommes d'Eglise que, la crédibilité de l'institution  est fortement entamée lorsque l'abbé peut ainsi faire ses déclarations à la télévision sans être même simplement désapprouvé par son évêque.

Tout se passe comme si l'abbé de la Morandais, dont j'aimerais mieux cacher les extravagances comme les fils de Noé le firent pour leur père, exprimait la pensée de son évêque, voire de la majorité de l'épiscopat, et de nombreux de ses confrères (la majorité).

D'ailleurs, je sais que pour pour le concubinage, le mariage à l'essai,  le divorce, la contraception, voire l'avortement et l'euthanasie, c'est la même chose, de très nombreux prêtres, probablement peut-être l'immense majorité (allez savoir avec précision !) des prêtres diocésains, voire des évêques, y sont favorables. Il n'est, en effet, pas vraisemblable que les évêques, qui sont choisis parmi les prêtres, n'aient pas les mêmes opinions et n'usent pas des mêmes procédés que les prêtres.

Le principe des déclarations est toujours le même "officiellement, je souscris à la doctrine de l'Eglise. En réalité, j'y suis opposé, mais je ne dis rien en public." L'abbé de La Morandais, lui, "mange le morceau" en public, mais il le fait évidemment avec l'accord, au moins tacite, de son évêque, en tous cas sans être contredit.

Parmi les innombrables conséquences néfastes de cet état de fait, il y a le lefebvrisme. En effet, cet état de fait, connu, fonde un des arguments des lefebvristes. Cet argument peut se formuler ainsi : comment se fait-il que l'on nous persécute, alors qu'on laisse  s'exprimer publiquement ceux qui ne croient  pas en l'Eglise et font officiellement profession d'hypocrisie ? Certes, il y a une faute de logique dans cet argument lefebvriste. Les fautes des hommes d'Eglise ne justifient pas l'irrespect pour l'Eglise qui est un mystère de foi. Il est connu que les fautes et les provocations des hommes d'Eglise n'ont pas réussi à la détruire en environ 2 000 ans. Mais ce scandale scandalise. On constate une fois de plus qu'il y a solidarité des hommes dans le mal comme dans le bien. Les ennemis, souvent, se ressemblent sans s'en apercevoir. Alors que les droits universels de l'homme rassemblent dans la solidarité pour le bien.

Donc, c'est au titre de laïc, sans vouloir entrer dans des considérations de politique ecclésiastique et en respectant la liberté de l'Eglise, que je demande publiquement au clergé que cesse ce scandale. Car le mal qui est fait l'est à la France et aux Français par le clergé me donne un titre à protester contre ces violations effrontées des droits universels de l'homme à la vérité et à la justice et du droit des Français à leur culture. Le mal est fait à l'ensemble de la population, y compris aux responsables politiques et judiciaires et, par eux, au peuple. De plus, la culture française est faite de franchise et non de double langage. Le raide et rude Clovis, fondateur de la France, l'a enseigné à l'un de ses soldats : "Souviens-toi du vase de Soissons."

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